La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, définitivement adoptée le 16 décembre 2025, crée un nouveau droit pour les parents : le congé supplémentaire de naissance. Il s’ajoute aux congés de maternité, de paternité et d’adoption sans les remplacer. Mise en œuvre prévue le 1er juillet 2026, sous réserve de la publication des décrets d’application qui préciseront les modalités exactes.
Combien de temps et pour qui
Chaque parent peut bénéficier d’un congé de 1 ou 2 mois, fractionnable en deux périodes d’un mois non consécutives. Les deux parents peuvent prendre leur congé simultanément ou en alternance. Le dispositif concerne l’ensemble des assurés actifs : salariés du privé, fonctionnaires, agents contractuels de droit public, indépendants, militaires, non-salariés agricoles et régimes spéciaux. Pour y avoir droit, il faut avoir épuisé ses droits aux congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
Une indemnisation dégressive
Le calcul retenu suit une logique de remplacement du revenu plafonné. Pour les salariés et agents publics, l’indemnisation est versée par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) à hauteur de 70% du salaire net antérieur le premier mois, puis 60% le second. Le plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 euros au 1er janvier 2026, limite le montant maximal. Pour les indépendants, une indemnité journalière forfaitaire est prévue, calculée selon les mêmes proportions. Les agriculteurs non-salariés bénéficient du maintien de l’allocation de remplacement existante.
Quels enfants concernés
Tous les parents d’enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er janvier 2026 sont éligibles. Pour les naissances ou adoptions entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé peut être pris dès le 1er juillet 2026 et jusqu’au 31 mars 2027. Pour les enfants arrivés à partir du 1er juillet, le délai est de 9 mois à compter de la naissance ou de l’arrivée au foyer.
Démarches à anticiper
Les salariés doivent informer leur employeur au moins 1 mois avant le début du congé en précisant la durée et le fractionnement éventuel. Ce délai descend à 15 jours quand le congé prend immédiatement la suite du congé de paternité. L’accord de l’employeur n’est pas requis. L’employeur transmet ensuite l’information à la CPAM, qui se charge du versement. Les indépendants doivent s’adresser directement à leur CPAM de résidence.
Articulation avec les autres dispositifs
Le congé supplémentaire ne se cumule pas avec la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) versée par la CAF pour le congé parental, ni avec le complément libre choix du mode de garde, ni avec l’allocation journalière de présence parentale. Mais il peut précéder ou suivre une PreParE.
Pour les informations officielles complètes, le portail Service-Public.fr et ameli.fr centralisent les ressources mises à jour au fil des décrets d’application. À lire aussi : nos repères sur les taux d’épargne réglementée en 2026, utile pour anticiper les premiers mois de l’enfant.



